à l'ouest un peu de nouveau !

Posté le 13 octobre 2009

Comme certains ont pu s’en apercevoir nous avons bénéficié d’un été superbe qui a fait le bonheur des estivants. Cette sécheresse émaillée de rares averses a perduré presque quatre mois et les têtes pensantes (eh, oui, il y en a) de l’association « Du pin sur la planche » s’arrachaient leurs éventuels cheveux. De nombreux sujets ont été plantés en effet jusqu’au mois de juin sur la commune de Carcans et il était à craindre que, sans arrosage, cet été mette un terme à leur courte existence. Pour dire les choses carrément cela a presque gâché les vacances que s’était chichement accordé le Président Simone. Il culpabilisait un maximum tout en randonnant dans la montagne, se disant qu’il serait plus à sa place en distribuant un peu d’eau à chacun de ses petits pins chéris. Dans la pratique ce n’est pas simple sans véhicule, sans eau disponible (fossés à sec) et dans cette lande isolée. Cela a été fait une fois, quand même.

Et c’est donc avec une certaine appréhension que nous avons mis le cap, début Octobre, en direction de la propriété de Monsieur Lagune, dite des chevreuils. Il y avait là des planteurs chevronnés tels que Sophie, Cécile, Annie, Yves et l’auteur de ces lignes avec en renfort une recrue prometteuse, Jean-Pascal. Celui-ci, qui est un peu de la partie, nous a fait d’emblée une démonstration de son expertise dans le maniement du GPS. Il a procédé, au débotté, à un relèvement de nos alignements de pins. Il est assez curieux de découvrir, sur le petit écran de l’appareil, ces torsades de points qui se devraient d’être rectilignes. Reconnaissons que le terrain est difficile car nous sommes ici en futaie avec un sous-bois touffu de fougères, peu propice à la rectitude.
Nous avons assez vite été rassurés quant à la survie de nos sujets. En dépit du manque d’eau les parasols répondaient présent dans une proportion de quatre pour cinq. Les feuillus, en revanche, ont davantage morflé. Les séquoias ont malgré tout résisté, ce qui n’est pas plus mal car ils valent assez cher, parole de trésorier. Nous avons remplacé ce qu’il fallait remplacer.
Que dire de plus sinon que le pique nique fut très agréable, avec au dessert une tarte aux pommes confectionnée par Cécile. Elle a poussé le souci de perfection en l’emballant de cellophane et en collant un code barre adhésif, pour faire pro. Bravo !
Les garçons se sont distingués en trimant, sous le contrôle bienveillant de monsieur Lagune, alors que les filles envoyées dans des missions lointaines ont eu tout le loisir de bavarder. Sur le chemin du retour nous avions rendez-vous avec un couple de propriétaires de Sainte Hélène. Nous sommes allés découvrir leurs parcelles sur le lieu dit Taussac.

Le dimanche suivant Yves est reparti en compagnie de Stéphane, planteur aguerri, pour réviser la parcelle de monsieur Lagune dite « Le menuisier » à Couilleras, commune de Carcans. La classe du collège de Cheverus y a œuvré, comme on dit maintenant, au mois de juin. C’est à cet endroit que nous avons la plus grande longueur d’allée, plus d’un kilomètre d’un seul tenant. Là encore les pins se sont bien défendus alors que les feuillus se sont montrés moins gaillards.

Le 25 octobre la saison a véritablement commencé avec les parcelles de Sainte Hélène. Place Tourny, à 10h00 claquantes, nous étions 8, plus un chien. Il y avait Kévin et Alex, Françoise, Tan en tant que néophytes, puis Nathalie déjà intronisée et enfin Jean-Baptiste un habitué qui nous rend par ailleurs service en affutant nos outils, enfin Yves et moi-même.
A onze heures nous étions à pied d’œuvre ce qui n’est pas loin d’être un record. Nous avions devant nous une première étendue de deux cents mètres portant des pins maritimes de un an environ au sein d’une mer de fougères. Yves avait apporté le nec plus ultra de ses pépinières : les rejetons du Grand Pin Parasol de la Glacière. Dans un récit précédent (La semence de l’ancêtre) ont été racontées les circonstances de ce sauvetage. Ainsi nous avions à perpétuer cet arbre emblématique de l’agglomération bordelaise. Nous avons progressé très vite, bientôt renforcés par l’arrivée de Cécile, Jean-Pascal et Hervé. Monsieur Bos, le propriétaire est venu nous encourager dans notre ambition de développer la biodiversité.
A signaler l’exceptionnel dynamisme de notre ami Tan pour qui ce chantier est de la petite bière à côté de ce qu’il doit affronter dans son domaine, le vitrail.
Bref, à une heure nous pouvions nous consacrer aux choses sérieuses, c'est-à-dire le pique-nique. Nous retiendrons parmi les victuailles, la quiche aux graines de quinoa, le grenier médocain et un rioja qui nous a bien tassés pour l’après-midi.
Après une sieste brévissime nous avons repris notre dur labeur. Il faisait une température idéale et nous étions en chemisette. La deuxième parcelle était un bois de châtaigniers dans lequel des pins avaient été plantés l’année passée. Nous devions suivre leurs alignements qui s’écartaient passablement de l’orientation de la Grande Allée, mais bon. Du reste nous n’avons guère fait qu’une centaine de mètres car le fouillis végétal nous a conduits à interrompre la session. Il nous faudra attendre le passage des engins de nettoyage.
Après la traditionnelle photo du groupe nous nous sommes dispersés, la conscience sereine et heureux d’avoir fait de nouvelles rencontres.

 

par Olivier F. Léonard - Octobre 2009

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