La clef du champ de tir

Posté le 14 mai 2011

Ce premier semestre 2011 se présente assez bien pour nos travaux. Nous nous sommes rapprochés de Bordeaux et deux parcelles nous occupent depuis quelques mois. Sur la commune du Temple mais à sa frontière Est, près de la sablière, nous avons été accueillis par un sympathique groupie télévisuel de notre Président. Ses forêts sont aisément accessibles, et pour le premier segment, avec des arbres de trois ans, l’idéal pour nous. Nous y sommes allés plusieurs dimanches avec des effectifs allant de 2 à 10 suivant les occasions. Une fois, et je n’étais pas là pour voir la scène, une de nos autos s’est magistralement plantée dans la boue et sans le secours du propriétaire et de son tout-terrain elle y serait encore. Pourtant ce n’est pas l’excès d’eau qui nous menace. La sécheresse sévit, les timides orages des semaines passées ne suffisent pas à des plants tout jeunes. Yves s’est lancé dans une campagne d’arrosage de survie dont nous verrons les résultats à la fin de l’été. Que ferons-nous quand les fossés seront à sec ? Devrons-nous arriver chargés de bouteilles d’eau minérale ?

L’histoire seule des tractations avec les militaires du camp de Souge mériterait un récit. Au début nos adhérents et relations proches se sont montrées des plus sceptiques voire moqueurs lorsque nous avons exposé nos intentions de rallier l’Armée française à notre cause. Faisant fi de ce défaitisme nous avons obtenu les coordonnées des responsables et envoyé une prose convaincante semble-t-il puisque le capitaine B nous a rappelés ainsi que le chargé de l’environnement du camp, monsieur V. Un rendez-vous a été convenu et un beau jour nous sommes allés en délégation, le Président et moi-même dans les tréfonds du camp militaire. L’accès en est aisé, d’ailleurs, ce n’est plus ce que c’était mon bon monsieur ! Nous n’avons qu’à nous louer de l’accueil reçu, l’Armée s’est montrée ouverte aux préoccupations de biodiversité et d’environnement. Après un court briefing devant les cartes du site et autour d’une tasse de café, nous sommes montés dans une Land Rover pour repérer la parcelle autorisée. Nous y avons planté un pin repère dans une nature peu fréquentée car interdite à tout promeneur. Dans les jours suivants le colonel P a validé notre demande. L’ONF itou. Il a fallu ensuite négocier le prêt de la clef permettant d’ouvrir les barrières d’accès.
Bref, en deux mois nous avions l’affaire en main. La première expédition s’est déroulée début mai. Comme nous nous y attendions l’accès est un peu technique, les pistes sont sablonneuses et demande une conduite décidée sous peine de se retrouver en mauvaise posture, loin de tout secours car le dimanche pas de képis en vue (et peu de risques de recevoir un obus égaré sur le manche d’une houe). Les animaux ne sont guère dérangés dans ces coins là à telle enseigne qu’au cours du pique-nique nous avons entendu un soudain grognement agacé suivi d’un bruit de cavalcade. Un sanglier réveillé dans sa sieste ? Nous ne désespérons pas de voir des biches à la prochaine occasion.
Yves pense s’inscrire à un stage de formation à la danse de la pluie, toute sympathisante est invitée à l’accompagner.

 

par Olivier F. Léonard - Mai 2011

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