Mais que font-ils au bureau ?

Posté le 18 mars 2011

Depuis des semaines, chaque matin, chaque soir, des dizaines, des centaines de Girondins consultent leur boîte à lettres électronique, le cœur battant, l’espoir en tête. Et chaque matin et chaque soir ils sont déçus. Aucune nouvelle de l’association « Du pin sur la planche », aucune circulaire les convoquant à une expédition dominicale pour planter dans l’air pur des pins et la bonne humeur, cent voire deux cents mètres supplémentaires de la Grande Allée. 

Certains adhérents, à jour de leur cotisation (15€) et par là plus renseignés que d’autres savent que dans l’ombre quelques sorties de révision ont été menées : sorties du président, seul ou accompagné... en stop (!, merci Tivi7) avec le matos (arbres, houe...), parfois sous la tente (voir récit, sur le site wwwdupinsurlaplanche, sur notre site, "sauvetage d'un tueur" de janvier 2011) , pour réviser nos 3km(et un peu plus) de Naujac, Hourtin, Carcans...

Nos petits pins (et les feuillus) vont bien, peu de sujets à remplacer, le plus bô qui est aussi, forcement,
un des plus âgés, dix ans déjà...mesure 1m85 ! Oui ça pousse !

Mais question nouvelles plantations... rien de bien consistant depuis le mois d’Octobre.

Que se passe-t-il ?

Le Président, dévoré par ses ambitions politiques n’a plus le temps de s’occuper de l’Association ?
Le Président, tombé raide amoureux d’une jeune fille/femme, a d’autres préoccupations ?
Le Président, contesté au sein même de l’équipe dirigeante, remis en cause par ses soutiens les plus fidèles, serait contraint à la démission avant le Printemps ?
Voilà quelques unes des questions que, légitimement, certains peuvent se poser.

La réalité est toute autre :
En dépit de la popularité de notre action, du statut « association d’intérêt général », des années de travail effectué, de la médiatisation assurée par les journaux locaux, nous nous heurtons souvent à un certain manque d’enthousiasme des propriétaires de parcelles sur lesquelles nous projetons de planter l’Allée.
« Qu’est ce que c’est que ces zozos qui veulent faire les andouilles chez moi ? »
« Comme si on n’avait pas assez avec les impôts, la tempête, le scolyte, les chenilles processionnaires, la sécheresse… »
« Moi, je serais d’accord mais il me faut demander à ma femme, mes enfants, mes petits-enfants, mes voisins, au facteur… »
« Repassez donc après la saison de la chasse… »

Voici quelques unes des réponses que nous essuyons. Autant dire que ce n’est pas toujours aisé de mener notre barque. Qu’en serait-il si le Président n’était pas si connu ? On est en droit de se le demander. Sur la commune de Carcans nous avions possibilité de poursuivre notre tracé au-delà de la propriété de Couyras mais nous nous heurtons à la concurrence de pins maritimes très touffus de trois, quatre mètres de hauteur qui ne laisseront guère de chance à nos petits pins parasols.
Deux possibilités s’ouvrent à nous en ce début 2011.
Sur la commune du Temple, donc assez près de Bordeaux, un sympathique sylviculteur nous ouvre grand sa forêt sur plusieurs centaines de mètres, ce sont des plantations récentes, parfaites pour nous. Le hic étant que l’Europe les a subventionnées et que notre hôte ne se sent pas autorisé à ce que nous enlevions un des pins maritimes à chaque fois que nous devons mettre en place notre tournesol. Nous sommes actuellement en négociations avec les services responsables. Ceux-ci, quoique bien disposés à notre égard, n’ont apparemment pas la même idée de l’urgence à se décider que nous.
L’autre possibilité est très alléchante. L’Allée écorne le camp militaire de Souge, à Martignas, puis celui du CAEPE, à St Jean d’Illac, sur une longueur plus importante. Lors d’une entrevue mémorable avec l’officier responsable de la gestion des espaces du camp de Souge et en compagnie du civil chargé des questions écologiques, nous avons trouvé un terrain d’accord. Dans la foulée, nous sommes partis en Land Rover repérer le site et nous y avons planté un pin inaugural. L’accès est relativement simple mais il faudra se méfier des temps pluvieux car la piste est sablonneuse et l’Armée ne s’engage pas à nous prêter ses tout-terrain. Là encore, nous sommes dans l’attente de l’accord final que doit nous délivrer le grand chef, c'est-à-dire le colonel.

Ainsi donc cela frémit dans la marmite mais ce n’est pas encore tout à fait à point.

 

par Olivier F. Léonard - Mars 2011

Commentaires (0)

Poster un commentaire

Vous êtes indentifier en tant qu'invité.