Nouveaux horizons

Posté le 19 mai 2008

« Pour bien faire nous devrons partir à 15 ou 20 planteurs dimanche prochain ! Cela permettra de constituer 4 équipes solides et d’avancer sérieusement. On fera de même le dimanche suivant et ainsi les collégiens de Cheverus n’auront plus qu’à enfouir les pignons qu’ils ont fait germer lorsqu’ils viendront à la mi-juin. »

Dans un monde idéal cela se serait passé comme cela. Dans une réalité plus austère nous étions quand même six, et pas des bras cassés, ce dernier dimanche de mai. Et nous avons fait faire de beaux progrès à la Grande Allée.

Sur le site de la CAFSA, à Pierroton, nous avons un peu attendu l’équipe de Salleboeuf, mal réveillée après sans doute une soirée difficile. Nous avons chargé un fort lot de tuteurs en châtaignier et aussi des filets anti-chevreuils. Annie-Claude en a profité pour proposer un savoureux café agrémenté de cannelés. La vie est belle !
L’arrêt suivant nous a laissés devant la mairie de Naujac. Nous y avons retrouvé notre correspondant et soutien local, Monsieur Laoué accompagné de son père et de leur chienne, Nini. Ils avaient interrompu leur déjeuner dominical pour venir nous guider sur le site de nos futurs exploits. Nous étrennions, en effet, une nouvelle parcelle, assez bien dissimulée dans l’épaisseur de la forêt. Ces Médocains nous reçoivent très gentiment mais sans trop dissimuler un sourire un peu ironique devant les ambitions de notre entreprise. Ce n’est pas grave, nous en avons l’habitude et en dépit de tout, d’année en année, le projet avance.
Il a beaucoup plu ce printemps, d’aucuns s’en sont aperçus vraisemblablement, et nous avions un peu peur d’embourber nos véhicules sur des chemins assez rustiques. La présence rassurante du puissant tout-terrain de monsieur Laoué nous a encouragés à avancer suffisamment pour décharger commodément notre matériel.
La traditionnelle séance de photo souvenirs effectuée et nos hôtes repartis vers leur domicile, nous avons entrepris ce qu’il y avait de plus urgent à faire, nous restaurer. Le Président Simone s’était procuré les bonnes charcuteries et fromages, ainsi que le pain gascon de rigueur, Odile avait sorti une bouteille de vin de sureau de sa fabrication (***) et Annie nous faisait découvrir le vin de Bourgueil, pour finir cannelés et petit crachin au dessert.
L’après-midi était sérieusement avancé lorsque nous nous sommes attelés à l’ouvrage.
Cette nouvelle parcelle, de quelques centaines de mètres, est plantée de pins maritimes de trois ans d’un côté du chemin et de cinq-six de l’autre.
Elle a été bien débroussaillée et la progression y est aisée quoiqu’il faille se méfier des ajoncs. Trois binômes ont été formés. Nous avons planté six pins parasols, histoire de montrer aux propriétaires que nous ne sommes pas trop agressifs pour leurs cultures, puis nous avons préparé des emplacements destinés aux collégiens.
Sans fausse modestie je pense que l’équipe que j’ai constituée avec Annie-Claude s’est montrée la plus efficace, à telle enseigne que nous avions fini notre programme avant les autres !
Sur le chemin du retour nous avons croisé un chevreuil et cueilli des orties pour la soupe du soir. C’est beau la Nature.

 

par Olivier F. Léonard - Mai 2008

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