Pas de plage pour Pablo

Posté le 16 juin 2008

L’expédition de plantation des pins parasols est une épreuve qui se déroule en deux étapes. Si l’action sur le terrain est de nature physique et conviviale son montage préalable relève de la diplomatie.
Notre Président vénéré est au départ, c'est-à-dire 4 à 5 jours à l’avance, plein d’optimisme. Il est évident pour lui que l’immense majorité de ses amis et sympathisants ne rêve que de se lever tôt (enfin pas trop) le dimanche matin, de se vêtir comme un ouvrier du bâtiment, de trouver de bons gants et un thermos de café pour se précipiter vers le lieu du rendez-vous qui est classiquement la place Tourny, devant l’hôtel de la Marine.
Dans cette idée le recrutement de 15 ou 20 « volontaires » ne rencontrera aucune difficulté, il est même possible que l’on doive décliner des candidatures, genre : « Allez, ne sois pas déçu, je te promets de te mettre en priorité pour le prochain dimanche. Là, vraiment, nous sommes trop nombreux, nous risquons de nous gêner. »
Dans la pratique cette vision onirique est un peu malmenée. Au fil des courriels et coups de téléphone de convocation, proposition, invitation, sollicitation voire imploration, Yves classe les réponses négatives en deux catégories.
Il y a celle des bonnes excuses qui laissent sans recours :

  • Le petit chat est mort ce matin
  • je marie ma sœur
  • je suis très malade, tu m’entends tousser ?
  • j’ai déménagé et j’habite maintenant à 400 kilomètres
  • je suis allergique aux pins parasols
  • je pense, Monsieur,que vous avez fait une erreur de numéro !

Et celle de ceux qui acceptent sans ambages puis se désistent au dernier moment. Ce sont les « lapins ».


Fort heureusement, ce premier tri effectué, subsistent quelques vaillants qui ne regrettent pas (ou du moins ils font comme si) leur journée passée au grand air.

Ce dimanche de début Juin, donc, le rendez-vous était tardif en raison des obligations professionnelles du Président Simone.13h00 ce ne sont pas les aurores.
Il y avait là, Grégoire, Stéphane, Pierre ainsi qu’une famille complète Mathieu, Orlane et Pablo. Ledit Pablo n’étant pas présumé beaucoup aider car âgé de douze mois environ.
Une heure plus tard cette valeureuse équipe attendait, devant la mairie de Naujac, l’arrivée de Olivier dit « l’écologiste » et de sa compagne Sylvie. A partir de là tout alla très vite et à 15h30, débarqués sur la parcelle des ajoncs, les planteurs se sont mis à …. partager le fastueux pique-nique concocté par Yves. Il fut décidé à cette occasion que ce fragment d’allée serait baptisé Avenue Pablo. Du moins la partie Sud, car il fallait réserver le nom de Cheverus pour la partie Nord.
Tout allait merveilleusement bien jusqu’au moment où Mathieu a jugé opportun, en se coupant un fier morceau de fromage, de se tailler aussi la main. On ne lui en demandait pas tant. Rafistolé tant bien que mal il se déclara apte au défrichage.
Un problème poussant l’autre il était donc près de 17h00 lorsque les travaux ont commencé. Il est heureux que les jours soient longs.
Quelques minutes suffirent pour que l’on se rende compte que Mathieu ne pourrait pas faire grand-chose en raison de sa blessure. Plutôt que de rester les bras ballants il préféra lever l’ancre emmenant sa tribu.
Les survivants, stimulés par le Guide Suprême, s’activèrent de plus belle et en deux heures pas moins de dix-huit trous furent préparés. Ce n’était pas le Trophée Lancôme mais presque. Encore quelques coups de houe et de bédouche et les collégiens de Cheverus pourront venir planter leurs arbustes.
Et puis, harassés mais satisfaits, les planteurs ont repris leurs voitures et le chemin de la grande ville.

 

par Olivier F. Léonard - Juin 2008 - sur une idée et les notes de Yves S.

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